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sylvainmahe.site LE SITE de Sylvain Mahé contact@sylvainmahe.site
Article : Sylvain Mahé contact@sylvainmahe.site Les livres de sauvegarde Attention ce projet est en cours, c'est pourquoi cet article est incomplet ! À l'instar des supports de sauvegarde analogiques ou numériques, le livre peut également remplir la fonction d'archivage de données : Photos bientôt disponibles. Face à l'obsolescence progressive, mais bien réelle, des systèmes analogiques et numériques dans le paysage informatique complexe actuel (multitude de technologies matérielles et logicielles plus ou moins hétérogènes), nul ne sait si un matériel de sauvegarde standard considéré de nos jours pourra encore être lu (ouvert en lecture) dans les décennies à venir, et ce malgré le soin apporté à la propagation dans le temps des normes de standardisation de l'analogique et du numérique dans leur ensemble.

Le support imprimé comme le papier relié sous la forme d'un livre peut, dans de bonnes conditions de conservation, rester lisible après plusieurs siècles, voir millénaires. Contrairement aux mémoires non volatiles analogiques ou numériques qui peuvent faire office de supports de sauvegarde (rubans perforés, bandes magnétiques, mémoires à base de semi-conducteurs, etc...), la lecture du papier imprimé s'affranchit d'utiliser un matériel spécifique pour être compréhensible ou décodable, ce qui en fait un candidat relativement pérenne afin d'archiver et de transmettre des informations aux générations futures, en considération de la dépréciation et de l'évolution continue et accélérée respectivement des anciennes et des nouvelles technologies. De surcroît, la grande accessibilité du livre en lecture/écriture est fonction des caractéristiques rudimentaires propres aux techniques de l'imprimerie. La rusticité du support d'impression et de fait, son fonctionnement et sa mise en œuvre minimaliste (sans source d'énergie et dépourvu de composants complexes), participent grandement à sa relative robustesse eu égard les aléas et la sensibilité électronique à l'environnement extérieur des technologies de rétention informatiques analogiques et numériques conventionnelles.

C'est pourquoi je pense être utile l'existence de ce présent dispositif particulièrement dans des contextes critiques, c'est-à-dire en cas d'obsolescence des techniques informatiques dites modernes à l'échéance de longues périodes dépréciatives et évolutives, de crash d'un ou de plusieurs systèmes redondants à différents lieux géographiques, de suppression intentionnelle de données à l'aide des techniques de piratage sur des machines particulières ou des serveurs connectés à internet, ceci conjointement à des situations éventuelles de crises politiques graves, de guerres civiles ou militaires, ou plus largement d'effondrement civilisationnel favorisant la dispersion et l'élimination d'informations importantes.
Chacun de mes livres a pour origine un seul fichier à texte continu .txt (texte) généré automatiquement via une routine que j'ai développé (cette routine explore une arborescence de fichiers et en extrait le contenu ASCII), puis converti en PDF et envoyé à un imprimeur (pour plus d'informations, j'explique le procédé section "Outils divers" en page d'accueil, page "Création automatique d'un livre à partir d'une arborescence de fichiers"). Les caractéristiques du livre :
- Dimensions : 210mm x 148mm.
Quelques contraintes techniques : Il existe à ce choix technique de l'imprimerie une contrainte assez importante d'encombrement. En effet pour comparaison des volumes informatiques, la page d'un livre au format A5 comme l'ouvrage présentement exposé, peut contenir en moyenne 1Kio de données initialement numériques (soit 1024 octets). En considération de cette volumétrique, si nous souhaitons stocker dans un tel livre un fichier de 1Mio (soit 1.048576 million d'octets), la somme considérable de 1024 pages est tout de même nécessaire, ce qui pour exemple, équivaut seulement à l'espace mémoire occupé par une petite photographie numérique en faible résolution ! Toute raison garder, l'impression directe des pixels de ladite image sur une unique page de ce livre est dans ce cas nettement plus approprié, même si fondamentalement ce procédé technique comporte lui aussi des défauts d'un autre ordre, notamment d'exactitude lors de la restitution des données initiales (la reproduction photographique étant vouée à perdre de l'information du fait de la relative imprécision des couleurs et du support utilisé). En revanche, pour les faibles volumes numériques comme le sont généralement les fichiers de programmes dans lesquels on trouve des textes bruts, la rétention d'information par le procédé d'impression sur des supports composés de papier semble être une alternative raisonnable par rapport aux autres technologies. Ceci, sans néanmoins être naïf sur la relative fragilité du support imprimé constitué de papier, ainsi que du possible travail laborieux que représente la réintégration du contenu d'un livre dans une machine analogique ou numérique (ce qui semble être une contrainte minimale en proportion de ce que représente la perte définitive d'informations importantes). Éventuellement, et selon la durée de conservation par rapport à l'évolution des techniques dans le futur, une translation des langages d'écriture utilisés pourra être nécessaire afin de comprendre la logique et les algorithmes mis en œuvre dans les fichiers archivés (mais il faut observer que ceci est commun à n'importe quelle technique de conservation puisque dépendant des langages, de la logique, de l'interprétation qu'on en fait, soit indépendante du support).